📥 Chaque vendredi, une tactique marketing éprouvée pour faire croître l’audience de ta newsletter et mieux la monétiser. Cette semaine on accueille Blas, qui publie une newsletter sur le YouTube game. 🎉

➡️ Si tu penses qu’un créateur de ton entourage gagnerait à “rejoindre le club”, tu peux l’inviter en lui partageant ce lien.

Tu as essayé les ads pour augmenter ton nombre d'abonnés. Sur des formats statiques, ou vidéo. Mais as tu déjà testé des articles pour faire baisser ton coût d'acquisition ?

C'est exactement le pari de l'advertorial : te faire lire une pub sans jamais te dire que c'en est une.

Une pub n’est pas obligée de ressembler à une pub

> La tactique : Remplacer une publicité classique de génération d'abonnés par un advertorial (un article au format éditorial qui construit une tension narrative), et terminer cet article par un sondage ou un quiz interactif qui sert en réalité de formulaire d'inscription.

> Pourquoi : Un advertorial (contraction de "advertisement" et "editorial") est un contenu payant écrit pour ressembler à un article, pas à une pub. Ça fonctionne parce que le lecteur a développé une cécité aux publicités : il les repère et les ignore en une fraction de seconde, alors qu'un article garde son attention.

Bonus : parce que ça ne ressemble pas à une pub, ce format passe des réseaux de diffusion (contenu sponsorisé, native ads) qui refuseraient une publicité classique de génération de leads.

> Qui le fait : The Motley Fool (média sur l'investissement américain) publie ce type d'advertorial sur des pages dédiées de son site (par exemple "this-tech-could-be-worth-43-amazons").

Le format : un article long façon actu financière, qui construit une tension autour d'une technologie ou d'une entreprise "cachée" sans la révéler tout de suite.

Tu noteras que l’article ressemble à un article de blog classique, auquel on aura retiré les menus de navigation, bannières, CTA divers et variés (pour éviter les distractions). Cet article est hébergé sur le site du média, comme un article “normal”.

L’article est un bon exemple de copywriting efficace :

  • Un titre et un body qui creusent le curiosity gap (“de quelle boîte sont-ils en train de parler ?”)

  • du name dropping constant pour renforcer la crédibilité des propos (“Bezos”, “legendary tech analyst Cathie Wood”, “both PwC and McKinsey agree”)

  • FOMO : “Five years from now, you’ll probably wish you’d bought this stock.”, “But if you want to get in on this opportunity, I encourage you to act quickly. Because the story of the coming boom is already starting to leak out.”

  • Révélation : “And the good news is that you can find out all about this company and this extraordinary technology today”

À la fin de l'article, pas de CTA "inscris-toi" : le lecteur tombe sur un sondage interactif (gamification) :

Petit sondage en fin d’article…

Et c’est là que ça devient drôle.

Si tu cliques sur “No”, ce message apparaît :

Si tu cliques “Yes” :

Le questionnaire peut paraître risible, mais il permet deux choses :

  • La nature de la réponse devient une opportunité de pitcher l'inscription à la newsletter. Quand on répond non à la question de The Motley Fool, on a tout intérêt à s'inscrire pour avoir l'information. Si on répond oui, on a tout intérêt à s'inscrire aussi, pour pouvoir passer à l'action. Il suffit alors d’ajuster le hook en conséquence.

  • Répondre à un sondage active le biais de cohérence : la tendance qu'ont les gens à vouloir être cohérent vis à vis d'une décision ou une déclaration passée. Une fois qu’on a répondu oui/non, on a plus de chance d’agir en conséquence => s’inscrire pour découvrir ou s’inscrire pour passer à l’action.

Comment implémenter dès la semaine prochaine ?

  1. Choisir un sujet qui peut être traité comme une actu ou une découverte (une techno, un chiffre choc, une tendance), plutôt qu'un argumentaire produit classique.

  2. Écrire l'article dans un format 100% éditorial : pas de logo produit en haut de page, pas de bouton "s'abonner" visible d'entrée, juste du texte qui raconte une histoire et construit une tension non résolue.

  3. Garder l'information clé (le nom de la techno, de l'entreprise, la réponse à la question posée dans le titre) pour la fin : c'est ce qui pousse à lire jusqu'au bout.

  4. À la fin de l'article, remplacer le CTA classique par un élément interactif (sondage, quiz, "test rapide") qui donne l'impression d'un jeu plutôt que d'une inscription.

  5. Faire en sorte que répondre à ce sondage nécessite de laisser son email pour voir le résultat ou débloquer la suite : le sondage devient, de fait, le formulaire d'inscription.

  6. Diffuser cet article comme un contenu à part entière (plateformes de native ads comme Taboola ou Outbain, contenu sponsorisé chez d'autres créateurs, social ads, etc.).

Tu souhaites implémenter cette tactique ? Je peux t’aider (il suffit de répondre à cet email).

Les liens utiles de la semaine

🤖 On peut désormais signaler un post LinkedIn comme étant “probablement de l’IA slop”. Le bouton aurait été utilisé plus d’un million de fois en 3 semaines, et occasionnerait une perte de reach de 40 % en cas de signalement.

🤖 Vercel vient de sortir un outil gratuit qui te dit si les IA peuvent découvrir, récupérer, comprendre et utiliser les éléments de ton site internet : https://is-agentic.com/

Bonne croissance,

Anthony Ardisson

> Hello ! Je suis Growth & Copywriter pour les propriétaires de newsletter. J’accompagne actuellement Nicolas Chéron (70K abonnés). ex Growth pour Nalo, Louve Invest et des dizaines d’autres startups.
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